Les ETI ne sont pas exclues de l’altération de la conjoncture mais sont en meilleure posture par rapport aux PME : en 2013, 40% des ETI (250 à 4 999 salariés) prévoient une croissance de leur activité et 19% un ralentissement, selon la publication d’une enquête par la BPI et la DGCIS (Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services).

De plus, les ETI très internationalisées sont exceptionnellement prometteuses. En effet, celles dont les exportations ou les filiales en dehors de la France représentent plus de 25% de leur chiffre d’affaires ne constatent pas d’altération de leurs perspectives d’activité. Aussi, pour assurer leur essor, les ETI dont le marché est universel accentuent leur mondialisation lointaine.

Evolution de la main d’œuvre des ETI

Le nombre d’employés de ces entreprises devrait poursuivre son augmentation au-delà des frontières alors qu’il évoluerait à peine dans l’Hexagone. Ces effectifs s’intensifieraient dans la branche des services, des transports et du commerce, alors qu’ils diminueraient de façon modérée dans l’industrie et la construction. Mais là encore ce sont les petites et les moins internationalisées qui en pâtissent.

La France chiffre moins de 5 000 ETI, contre 12.000 en Allemagne et 10.000 au Royaume-Uni. Un bon nombre d’entre elles ressemblent encore à d’énormes PME, puisque les 2/3 ont moins de 500 salariés et réalisent moins de 5% de leur CA à l’étranger.

 

Source : Les Echos