Les dépenses IT regroupant les matériels (PC, serveurs, imprimantes et stockage), les logiciels, les services IT et les télécoms devraient augmenter de 3,9 % en 2010 selon la nouvelle prévision du Gartner, soit 1,4 point de moins par rapport aux prévisions du 1er trimestre. A horizon 2014, le Gartner réduit ses projections de croissance de 4,5 à 4%.
 
« Cet ajustement à la baisse est principalement du à la dévaluation de l’Euro et de la Livre Sterling depuis le début de l’année, explique Richard Gordon, consultant du Gartner. Nous ne faisons pas de prévisions sur les fluctuations monétaires, poursuit-il et donc nous opérons des révisions en fonction des nouveaux indices ». Dit d’une autre manière, les dépenses en termes réels restent inchangées.
 
Ces nouveaux chiffres ne modifient pas trop les appréciations du Gartner sur la vigueur de la reprise, particulièrement significative sur le segment du matériel où les PC représentent environ les deux tiers des dépenses. Plus précisément les 365 milliards de dollars en dépense de matériels se répartissent en 245 mds$ pour les PC, 49 mds$ pour les serveurs, 49 mds$ pour les imprimantes et 24 mds $ pour le stockage. Le dynamisme du marché du PC s’appuie sur deux moteurs : le renouvellement de parc suite à un report de décision dans nombre d’entreprises et l’arrivée du couple Windows 7/Office 2010 qui donne l’occasion aux DSI de lancer des projets de rénovation de parcs.
 
2010 sera inférieur à 2008
 
L’autre phénomène qui booste encore les ventes de PC concerne la montée en puissance des netbooks. Mais il n'est pas écrit que cela va durer, notamment avec la baisse de prix des portables d’entrée de gamme et aussi l’arrivée de nouveaux terminaux comme l’iPad d’Apple. Ce nouveau segment de produits va être largement encombré dans les mois à venir, mais il n’est pas dit que les futurs entrants dont certains (Cisco par exemple) n’ont pas vraiment de légitimité dans ce domaine. « Par ailleurs, Apple a pris une certaine avance et sa marque est tellement forte que ses concurrents auront du mal à s’imposer », considère Richard Gordon.
 
Mais, malgré cette reprise, les dépenses resteront inférieures à celles observées en 2008, à l’exception des logiciels. Globalement, ce sont donc les évolutions des monnaies en Europe qui ont justifié cette révision à la baisse. « A plus long terme, les réductions budgétaires mises en place par les gouvernements des états européens pourraient réduire encore un peu plus la dépense, avec un effet multiplicateur sur le secteur privé, poursuit-il Richard Gordon.Toutefois, il est un peu tôt pour se prononcer car les gouvernements pourraient aussi augmenter les dépenses IT en vue d’amélioration la productivité des agents ». Sachant que le secteur public représente entre 15 et 20 % des dépenses totales, plus près de 15 % aux Etats-Unis et de 20 % en Europe.
 
Globalement, les dépenses IT se décomposent en 13 % pour le secteur public, 43,5 % pour les entreprises et 43,5 % pour le grand public.

Source: ITRmanager.com